| Lundi : « Sauver l’emploi : de nouvelles pistes ? » | | | | | Mardi : « Manifester : à quoi bon ? » | 29 janvier, 19 mars, 1er mai, et ensuite le 26 mai… les 8 confédérations de syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO, FSU, Solidaires, UNSA) estiment que le gouvernement ne répond toujours pas aux attentes des français. Jeudi 14 mai 2009, le Premier ministre François Fillon confirme l’aggravation de la récession en France, autour de 3%. La France s’enlise : crise financière, grogne des universitaires, réforme de l’hôpital, font toujours autant débat, les plans sociaux se succèdent... La France a peur pour ses emplois, peur pour son pouvoir d’achat, peur pour son avenir. C’est pourquoi ce nouveau mouvement unitaire, qui organisera partout en France des manifestations, revendique la défense de l’emploi privé et public, la lutte contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales, l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés, la défense de la protection sociale, des services publics et des retraites. Cette nouvelle mobilisation serait-elle un coup d’épée dans l’eau ? La question se pose quand on sait que ces mêmes 8 confédérations syndicales envisagent déjà la poursuite du mouvement le 13 juin prochain. Pourtant le gouvernement reste fermement sur ses positions et annonce qu’il n’y reviendra pas. Après une faible mobilisation le 1er mai dernier, les Français suivront-ils massivement cette nouvelle journée de manifestations ? Le gouvernement se gosse-t-il de ces mouvements à répétitions en attendant patiemment qu’ils s’essoufflent? Un espoir est-il encore possible ? Manifester reste-t-il un moyen efficace pour faire valoir ses revendications ? | | | Mercredi : « Partage des profits : le casse-tête ? » | Lors du sommet social qui s’est tenu à l’Elysée le 18 février, Nicolas Sarkozy prônait la règle des trois tiers pour favoriser une répartition plus juste des bénéfices dans l’entreprise. Selon ce principe, un tiers des profits réalisés par l’entreprise serait conservé par elle, tandis que les deux autres tiers reviendraient respectivement aux actionnaires et aux salariés. Le chef de l’Etat avait également annoncé à cette occasion la mise en place d’une mission d’analyse et de concertation sur le partage de la valeur ajoutée, associant les partenaires sociaux. Le rapport « sur le partage de la valeur ajoutée, le partage des profits et les écarts de rémunération en France », commandé à Jean-Philippe Cotis, directeur général de l’INSEE, au lendemain du social, est le fruit de cette mission. Ses conclusions, qui tordent le cou aux idées reçues, divisent déjà syndicat et patronat. Il affirme notamment que le partage entre les salaires et les profits est resté stable depuis la fin des années 80, et stipule qu’avec l’effet de la crise, la part des salaires a remonté en 2008. Ce document devrait servir de base aux discussions qui s’ouvriront sur la question, le 27 mai, entre les partenaires sociaux et le Medef. Malgré les réticences de Laurence Parisot, qui a fait savoir son hostilité à toute discussion, estimant que les politiques salariales relevaient des entreprises et des branches, Nicolas Sarkozy a demandé les conclusions de ces discussions avant le 15 juillet. A défaut d’un accord, c’est le gouvernement qui légifèrera sur la question du partage des profits ; et les propositions de Frédéric Lefèbvre, député UMP des Hauts-de-Seine, et Eric Besson, ministre de l’immigration, donneront lieu à un projet de loi débattu très prochainement. Mais la règle des trois tiers, fustigée par la ministre de l’Economie Christine Lagarde, et mise à mal par les conclusions du rapport Cotis, ne risque-t-elle pas de passer à la trappe ? Quelles suites seront données au rapport Cotis ? Les partenaires sociaux parviendront-ils à se mettre d’accord avec le Medef sur de nouvelles règles de répartition des profits ? Sinon, quelle sera la réponse du gouvernement ? Avec vous, pour en débattre, notamment : Gaby Bonnand (Secrétaire national CFDT) Frédéric Lefebvre (Député UMP des Hauts-de-Seine) Didier Migaud (Député socialiste de l’Isère) ... Et nos "webcameurs". | | | Jeudi : « PS : c’est pas gagné ! » | A dix jours du vote pour les élections européennes, la situation du Parti socialiste apparaît critique. Situation liée à des difficultés d’entente entre différents courants qui, six mois après le congrès de Reims, n’ont toujours pas trouvé un terrain d’accord durable ; difficultés à apparaître aux yeux des Français comme grand parti de l’alternance face à la politique du gouvernement. En effet, les derniers sondages rendus publics donnent l’UMP en tête de la campagne avec environ 27% des intentions de vote, contre seulement 22% pour le PS. Le 27 mai, Martine Aubry et Ségolène Royal doivent tenir un meeting commun à Rezé, près de Nantes, afin de sceller l’unité retrouvée du parti, nécessaire à sa légitimité à la veille des élections. Mais celle-ci ne risque-t-elle pas d’être une fois de plus une unité de façade aux yeux des Français, las du feuilleton incessant et chaotique de la rue de Solferino ? Rappelons qu’en 2004, le PS avait récolté 28,9% des suffrages à l’occasion du scrutin européen, loin devant l’UMP qui avait récolté un score de 16,6%. Quelle attitude le PS devrait-il adopter pour regagner la confiance du peuple de gauche, dont les voix risquent de se disperser, du Modem au NPA ? Avec vous, pour en débattre, notamment : Jean-Michel Normand (Journaliste au "Monde 2" et chroniqueur au quotidien "Le Monde") ... Et nos "webcameurs". | | | Vendredi : « Ecologie : l’Europe donne l’exemple » | En janvier 2008, la Commission européenne avait présenté son plan climat contre le réchauffement climatique, le « paquet énergie-climat ». Elle avait proposé aux vingt-sept pays de l’Union européenne des objectifs nationaux à atteindre pour parvenir à une augmentation de 20% d’énergies renouvelables dans leur consommation d’ici à 2020, ainsi qu’une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, et de 20% de notre consommation globale d’énergie. Nicolas Sarkozy avait ensuite fait de ce « paquet énergie-climat » l’une des priorités de la présidence française, et les 27 étaient parvenus à un accord le 12 décembre dernier. Cette accord concerne l’application de la règle des « 3 x vingt » qui vient d’être détaillée, et qui doit permettre à l’industrie européenne de basculer dans l’économie bas carbone d’ici 2050. Malgré une initiative forte de la part de Bruxelles, les différents pays membres de l’Union n’avancent pas au même rythme sur cette voie. Une politique commune de l’énergie est-elle réellement possible ? Une sortie du nucléaire est-elle envisageable, au profit d’énergies renouvelables comme l’éolien, l’hydraulique et l’énergie solaire ? La population de l’Union est-elle prête à changer ses modes de consommation énergétiques ? Autour d’Arnaud Ardoin, les invités de Ca vous regarde en débattent ce soir. | |