Chers amis de "Ca Vous Regarde", Voici les thèmes pour la semaine prochaine. Ca Vous Regarde est diffusé en direct sur LCP 24/24 (sur notre site et sur le canal 90 de Free), du lundi au vendredi à 19H. Rediffusion à 21H à l'antenne de LCP (canal 13 de la TNT, du cable et du satellite), puis sur Dailymotion. Depuis le 22 septembre, un correspondant d'un grand média étranger intervient par webcam à la fin de l'émission, en plus des internautes. Pour participer à l'émission, faites-nous part de vos réflexions ou de vos questions dans le forum de l'émission, ou bien inscrivez-vous pour devenir une de nos "sentinelles citoyennes". Pour cela, il suffit de remplir le formulaire d'inscription en cliquant ici ou d'appeler au 01 40 63 90 47. |
| Lundi : Pas d'émission. | | | Mardi : « Assemblée nationale : la fin d’une époque ? ». | Conformément à ce qui avait été annoncé par le Premier ministre, François Fillon, en octobre dernier, c’est le 1er mars que le décret réglementant l’ordre du jour partagé entre le Gouvernement et les Assemblées entrera en vigueur. Il fait partie d’une réforme globale du règlement de l’Assemblée nationale qui sème le trouble depuis le début de l’année entre majorité et opposition. Le projet de loi organique modifiant les procédures d’examen des textes à l’Assemblée, en application de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, a été déposé le 13 janvier à l’Assemblée nationale. Cette loi prévoit notamment l’instauration d’un « temps global » de débat. Qualifié de « temps guillotine » par l’opposition, il s’agit d’imposer une durée de débat prédéfinie à l’Assemblée. La seconde partie de la réforme vise le droit d’amendement. Si la majorité maintient qu’il restera le droit d’expression des parlementaires, il sera également limité. L’objectif : lutter contre une dégradation des travaux parlementaires, autrement dit contre « l’obstruction » due à une « dérive » de l’utilisation du droit d’amendement. Le texte est passé, le 17 février, en seconde lecture à l’Assemblée, après avoir été modifié par le Sénat. Nous vous proposons de débattre sur cette question qui a constitué une des grandes polémiques de la rentrée parlementaire. Avec vous, pour en débattre, notamment : Jérôme Cahuzac (Député socialiste du Lot-et-Garonne) Jean-Claude Sandrier (Député communiste du Cher) ... Et nos "webcameurs". | | | Mercredi : « Halte aux pirates ! » | Le 30 octobre dernier, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet. A partir du 4 mars, le même projet de loi est discuté en séance publique à l’Assemblée nationale. Selon Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, ce projet de loi répond à une situation d’urgence : l’économie du secteur culturel, et notamment du disque, serait en effet réellement menacé par le téléchargement des œuvres sur les réseaux numériques. Le projet de loi s'appuie sur les accords de l'Élysée signés le 23 novembre 2007 entre 47 organisations et entreprises de la musique, du cinéma, de l'audiovisuel et de l'Internet. Les propositions visant à limiter le piratage sont multiples, mais seront-elles efficaces ? Faut-il créer une Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, qui aurait le pouvoir de sanctionner ? Ou faut-il avant tout prendre des mesures de prévention, en multipliant les sites de téléchargement légal ? L’industrie de la culture coure-t-elle un danger si grand qu’il faille protéger les majors de disques en prenant des mesures drastiques contre l’usager qui télécharge à usage personnel ? Avec vous, pour en débattre : Luc Besson (Producteur, réalisateur, scénariste et écrivain) Didier Mathus (Député socialiste de Saône-et-Loire) Pascal Nègre (Président directeur général d'Universal Music France) Franck Riester (Député UMP de Seine-et-Marne) ... Et nos "webcameurs". | | | Jeudi : « Banques : le ras le bol des usagers ! » | Alors que les français reçoivent en ce moment le relevé de leurs frais bancaires et que les banques vont présenter leurs résultats, nous nous intéressons aux relations des français avec leurs banquiers. La profession a mauvaise presse et c’est au guichet que la tension est la plus palpable. Refus de crédits, frais bancaires exorbitants, chute de la rémunération du livret A : ce sont pèle mêle les sujets qui exaspèrent ou inquiètent les français quand ils parlent de leur banque. 1 français sur 2 se déclare d’ailleurs prêt à changer d’établissement bancaire. Un climat de méfiance entoure la profession. Auditionnés par la commission des finances le 3 février dernier, 6 présidents de banques ont donné quelques éclaircissements sur la situation, l'activité et les engagements des établissements bancaires bénéficiant de prêts et d'apports en fonds propres de la part de l'Etat. Que font les banquiers de l’argent public qui leur a été prêté ? Accepteront-ils de redistribuer les bénéfices engrangés afin que l’économie française en profite ? Et les français peuvent-ils encore faire confiance à leurs banquiers ? Nous allons tenter d’expliquer qui, des banquiers ou de leurs usagers, fait vraiment les frais de la crise financière. | | | Vendredi : « Darwinisme : une théorie contestée ? » | La science fête en ce mois de février le 200ème anniversaire de la naissance de Charles Darwin, ayant vu le jour le 12 février 1809. Il s’agit d’un double anniversaire, puisqu’il y a 150 ans paraissait l’ouvrage fondateur du père de la « théorie de l’évolution », intitulé De l’origine des espèces par la sélection naturelle. Les thèses de Darwin, au sein desquelles réside le fait que les êtres vivants ont été modifiés au cours d’une lente évolution, suscitent encore aujourd’hui de vifs débats, en particulier religieux, et ce bien que ces thèses n’aient jamais remis en cause l’existence de Dieu. Cependant, elles battent en brèche l’explication biblique de l’origine de l’homme, et sont inaudibles aux oreilles de certains croyants, dont les tenants du créationnisme. Tandis qu’un Musée de la Création a été inauguré en 2007 dans l’état du Kentucky, aux Etats-Unis, le créationnisme étend son influence en Europe. L’université interdisciplinaire de Paris qui s’est elle-même qualifiée d’ « université » mais qui n’est pas reconnue comme telle par l’Etat, est proche de la mouvance du « dessein intelligent », qui signe le retour du créationnisme. Certains professeurs, proviseurs et inspecteurs de collèges et de lycées pointent du doigt les difficultés croissantes à enseigner la théorie de l’évolution, notamment à certains jeunes chrétiens et musulmans. La laïcité, en plus de la science, est-elle aussi menacée par ces remises en cause ? | |